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picto Vermifuge chevaux

À l’heure où l’antibiorésistance apparaît comme un enjeu majeur et où le monde médical se veut “antibio-responsable”, il est fondamental de rappeler que les parasites développent, eux aussi, des résistances aux anthelminthiques que nous connaissons et utilisons au quotidien. Les vétérinaires se doivent d’adopter une attitude “vermifuge-responsable”, sachant que si nous continuons à vermifuger à l’aveugle, sans aucun contrôle, nous n’aurons bientôt plus de molécules efficaces pour traiter les chevaux.UNE VERMIFUGATION CIBLÉEDe nombreuses études mettent en évidence la résistance des parasites aux anthelmintiques «   article scientifique de Anne Couroucé-Malblanc diplomate Eceim, enseignante
à Oniris (Nantes).
D’après l’article de Lester H.E.,
Matthews J.B. (2014). Faecal worm
egg count analysis for targeting
anthelmintic treatment in horses :
points to consider. Equine Vet. J.
46;139-145

En matière de lutte contre les vers, il n'y a pas de solution générique car chaque cas est unique. La charge parasitaire de chaque cheval doit être considérée de manière spécifique en fonction de sa situation particulière.

Il est important d'utiliser les vermifuges de façon responsable. S'ils sont utilisés trop souvent, cela risque de réduire leur efficacité sur les parasites (phénomènes de résistance).

Par le passé, les chevaux se déplaçaient librement sur des surfaces couvrant des centaines d'hectares et avaient toujours accès à des pâturages frais et propres. Les vers et les chevaux évoluaient ensemble et avaient réussi à établir un équilibre sain. Malheureusement, les zones de pâturage sont aujourd'hui plus restreintes et les possibilités de déplacer les chevaux dans des pâturages moins contaminés sont limitées. Le risque de nouvelle infestation par des vers est par conséquent beaucoup plus élevé qu'à l'état sauvage, ce qui perturbe l'équilibre existant entre le cheval, les vers et le pâturage.

Votre travail en tant que propriétaire de chevaux consiste à rétablir cet équilibre à l'aide des outils dont vous disposez. Le fait d'essayer de réduire le degré de contamination des pâturages constitue l'un des aspects essentiels de cette stratégie. Cette réduction de la charge parasitaire, grâce à une gestion efficace des pâturages, vous permet également de diminuer l'utilisation de vermifuges afin que vos chevaux restent en bonne santé et soient les plus performants possibles.

La coproscopie est également une bonne aide au diagnostic et permettra de cibler les traitements en fonction des parasites identifiés et de leur nombre. En dessous de 200 OPG, il est actuellement recommandé la plupart du temps de ne pas vermifuger.

Je vous conseille de vous rendre sur le site internet suivant pour parfaire vos connaissances : https://www.zoetis.fr/conditions/pages/vermifugervotrecheval


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